décembre 7, 2022

LE MÉPRIS DES AUTRES : FOSSOYEUR DE L’AVENIR AFRICAIN DE LA FRANCE

Sous la houlette aveuglée de la France, les puissances occidentales courent à leur perte prochaine, dans leurs relations avec l’Afrique.
L’exhibition et l’usage d’une force militaire, atomique ou autre, comme un épouvantail, pour semer la terreur dans les relations internationales, ne peut prospérer éternellement. En effet, une force qui s’emploie partout et à tout propos, comme un instrument de répression, perd de sa valeur dissuasive, pour s’inscrire dans les actes de vie quotidienne.
Dès lors, la crainte de l’affrontement éventuel, entre Etats, ne serait plus un risque, mais le lieu commun de la vie des nations.
Chacune s’y habituerait, pour s’équiper en conséquence, l’habitude chassant la peur.
S’agissant de la France, puisqu’elle est la pourvoyeuse de la violence dans le monde, elle va inévitablement vers la fin de son rayonnement surfait, grâce à ses ((ex-colonies)), qu’elle paie en monnaie de singe, par son ingratitude, son arrogance et son mépris à leur égard.
Ainsi, après l’avoir libérée du joug allemand, au cours des deux guerres mondiales, les vaillants fils d’Afrique sont appelés des tirailleurs sénégalais ou des condamnés à mort de THIAROYE. Si l’Allemagne Hitlérienne pratiquait la politique de la race pure, la France, quant à elle, pratique la politique de domination raciale. Après avoir favorisé des formations au rabais, pour le besoin de fonctionnement de son administration coloniale, les Africains bénéficiaires de ces formations y étaient identifiés sous les appellations de : Médecins africains, commis expéditionnaires, instituteurs adjoints ; plutôt que des collèges, on ne parlait que des écoles primaires supérieures… C’était une façon de montrer que le nègre ne pouvait pas être un échantillon de comparaison avec le Blanc… La grande illustration de ce comportement méprisant se retrouve dans les propos du grand De Gaulle, de celui que des chefs d’Etats africains d’alors considéraient comme l’ami et le sauveur de l’Afrique ; s’adressant à ses conseillers, le Générale vomit ces propos nauséabonds : « Vous savez, cela suffit comme ça avec vos nègres ! Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux, il y a des nègres à l’Elysée tous les jours ; vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner… (Voir Notre voie des 8 et 9 mars 2014 : Au nom de notre foi du Père Jean K.) Y a-t- il pire que d’entendre de telles arguties de celui qui se prétend votre ami ? En remontant plus loin, on retrouve sous la plume de Montesquieu, l’auteur de l’esprit des lois, les propos désobligeants à l’égard des Nègres : « Ils avaient le nez si écrasé, qu’il était presque impossible de les plaindre ; ils passaient pour être pleins de vices dotés d’une âme toute noire, à l’image de leur corps ; ces nègres sans beaucoup d’esprit, puants comme des charognes, si hideux et si mal faits que seule la charité de Jésus Christ pouvait rendre aimable » (In le code noir et l’Afrique).
Depuis cette brillante exhibition de celui qu’on désignait le grand esprit et qui nous éloigne de l’amour du prochain et de la charité chrétienne, des échos de ce genre sont légions dans les relations de la France avec ses colonies, relations dans lesquelles elle ne veut que des roses sans les épines, Ces Nègres, sans histoire, avec leurs odeurs envahissante, selon MM. SARKOZY et CHIRAC, que l’on traite de façon hypocrite et narquoise, de chers amis, lorsqu’il s’agit de leur extorquer des valises d’argent à l’approche des campagnes électorales françaises, ne pèsent d’aucun poids devant l’arrogance des dirigeants français. Comme certains Chefs d’Etat africains sont des hommes de main de leur politique, ils se pointent à l’Elysée, pour faire illusion, en jouant le rôle de Chefs d’Etat souverain. Ils affichent une apparence trompeuse en croyant tromper leurs peuples qui ne sont plus dupes !
Mais assoiffée de liberté et galvanisée par le sentiment de dignité, équipée intellectuellement, moralement et spirituellement, la nouvelle génération africaine, sans complexe, arrive, avec plus d’exigence et de détermination ; elle sera moins complaisante et moins malléable. Alors, le mépris, l’arrogance et l’hypocrisie qu’affiche la France n’auront plus droit de cité en terre africaine.
Nous voulons pour preuve l’exemple des JAUNES : il n’y a pas plus tard qu’avant-hier, les Asiatiques, en général et les Chinois en particulier, étaient considérés comme des citoyens de seconde zone du monde ; mais aujourd’hui, toute honte bue, les dirigeants de l’occident, la France en tête, visitent leur pays, déroulent les tapis rouges à leurs représentants, pour quémander des aides et des prêts nécessaires à leur survie. L’espoir est donc permis pour l’Afrique et les africains, pourvu que ceux-ci assument la responsabilité qui est la leur, qu’ils soient fermement déterminés, pour piloter eux-mêmes leur destin.
La peur est l’image que notre conscience a du danger ; elle n’efface pas ce danger. La décision de l’affronter courageusement fait partie de la solution idoine.
La France n’a pas plus de ressources disponibles, pour stimuler sa croissance économique ; elle a besoin de l’apport de ses ((ex-colonies)), pour faire face aux exigences de sa population, comme elle est avare de bonne manière, elle ira de guerre en guerre, par les rébellions interposées ou par l’intervention militaire directe, pour déloger des palais présidentiels des africains qui ne répondent plus aux ordres… et tout cela, pour que survive la France. Ainsi, elle piétine le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, leur dignité et leur souveraineté.
Une telle démarche hypothèque, non seulement son avenir en Afrique, mais aussi et surtout, prépare le lit de sa déchéance prochaine.
QUI VIVRA VERA !

PAR : BERNARD B .DADIE

Tue, 20 May 2014 09:10:00 +0200

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