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    Politique de logements à Abidjan : Plus de terrains à Abidjan?

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    Les réserves foncières, à Abidjan, se font de plus en plus rares. C’est le directeur général de la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (Sicogi) qui a attiré l’attention sur le phénomène, hier. Invité par la rédaction du quotidien Le jour plus, Camara Loukimane n’a pas caché que cette réalité peut freiner leur politique de logements dans la capitale économique. Ces problèmes varient de la disponibilité des terrains à leur sécurité. C’est-à-dire les zones viables. A cela, selon lui, il faut ajouter des problèmes fonciers que la société immobilière rencontre avec des particuliers. Des affaires qui finissent très souvent au tribunal… Le problème n’est pas étonnant. Quand on sait que de 1962 à 2001, la société a construit 40.000 logements et que 95% de ces maisons se trouvent à Abidjan (Yopougon, Marcory, Cocody…). C’est peut-être cela qui inspire M. Loukimane, fraîchement nommé à la tête de la Sicogi, à prévoir une politique de logements dans les zones rurales. La question, dit-il, est en train d’être réglée avec les planteurs. A côté, la structure compte accompagner le transfert de la capitale politique à Yamoussoukro. Il n’empêche : Abidjan a un grand besoin de logements. Une aide de 30 milliards de Fcfa octroyée par la Chine a permis à la société de commencer un projet de 400 logements à Pk18. Intéressant, mais insuffisant. Pour pallier le phénomène, le président de la République s’est engagé à construire 50.000 logements. Au centre de ce projet, se trouve forcement la Sicogi. Camara Loukimane rassure qu’ils ont encore des réserves. Dans tous les sens du terme. Il existe encore des espaces pour construire. Avec un chiffre d’affaires de 3 milliards de Fcfa par an, l’entreprise compte avoisiner les 20 milliards dans les années qui viennent. Mais pour y parvenir, le soutien de l’Etat est capital. Cependant, les caisses sont vides et les bailleurs de fonds sont réticents : le pays est très endetté. D’où l’espoir du Dg de la Sicogi sur le point d’achèvement du Ppte. Alors qu’il se targue d’être à la tête de la première société de promotion immobilière en Côte d’Ivoire, M. Loukimane est toutefois confronté à d’autres problèmes d’ordre… sociaux. Les locataires ne payent pas correctement le loyer. Près de 10 milliards sont à recouvrer. Il est sûr, selon le Dg, qu’une bonne partie de cet argent qui date de depuis les années 1990 est perdue. Mais la Sicogi, rassure-t-il, est prête à faire usage au maximum de son arme la plus redoutable pour rentrer en possession de son dû: vider les mauvais payeurs.

    Raphaël Tanoh in Nord Sud

    Fri, 06 Jan 2012 02:19:00 +0100

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