février 3, 2023

Relations Côte d’Ivoire-France: Hollande refuse le paternalisme avec Ouattara

François Hollande refuse de poursuivre la politique paternaliste que certains présidents français dont Nicolas Sarkozy avaient habitué certains chefs d’Etat africains. Il s’agissait pour ces présidents français sous le prétexte de l’amitié avec leurs homologues africains de faire toutes sortes de concessions. Hier, devant la presse dans la cour de l’Elysée, alors que Ouattara le remerciait pour avoir annulé la dette ivoirienne vis-à-vis de la France, Hollande a pris ses distances en précisant ceci : « c’était un acte que nous voulions faire, non pas dans un esprit simplement de générosité, nous ne voulons pas de ce type de relations, mais de solidarité pour le développement de la Côte d`Ivoire ». Ici, la question que se posent les observateurs, c’est pourquoi le président français a tenu à faire cette mise au point ? Manifestement pour deux raisons essentielles. D’abord, François Hollande a voulu se démarquer des pratiques de la françafrique qu’il s’est juré, lors de la dernière campagne électorale, de combattre. Une françafrique où tout se faisait par générosité et par devoir de reconnaissance envers le généreux donateur (président français). « Nous ne voulons pas de ce type de relations», a dit Hollande. Une claque diplomatique à l’endroit de celui qui ne cachait pas du tout son amitié avec Nicolas Sarkozy qui au nom de la générosité et de l’amitié lui déroulait le tapis rouge sans coup férir. Ensuite, François Hollande pour marquer sa sensibilité de gauche, a précisé qu’il a agi par esprit de solidarité. Et cela au profit des Ivoiriens et non d’un individu. Ce qui va dans le sens du ministère délégué chargé du développement (avec Pascal Canfin au commande) qu’il a créé en lieu et place de celui de la coopération ou des affaires africaines auxquels on a été habitué. Une manière de mettre en garde le chef de l’Etat ivoirien sur l’utilisation de l’argent ainsi dégagé. D’ailleurs, la veille, l’accord d’annulation de cette dette ivoirienne a été signé. L’une des conditionnalités de l’annulation de cette dette (2,85 milliards d’euros) est que cet argent soit destiné à financer des projets arrêtés d’un commun accord par les deux parties. Et dont les entreprises françaises auront la primauté sur les marchés.

Coulibaly Zié Oumar in NOTRE VOIE

Fri, 27 Jul 2012 21:47:00 +0200

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