décembre 8, 2022

Réouverture du corridor Sud de Bouaké, 24 heures après sa fermeture par des ex-combattants

Le corridor sud de Bouaké, 379 km au nord d’Abidjan, a été rouvert vendredi au trafic, 24 heures après sa fermeture par des ex-combattants démobilisés, a constaté APA sur place dans la métropole du Nord.
‘’La circulation est à nouveau possible dans les deux sens, c’est-à-dire que les véhicules sortent et rentrent à Bouaké”, a déclaré à APA, un agent de la police nationale ivoirienne en service au corridor Sud de Bouaké.

Des ex-combattants démobilisés ont manifesté jeudi à Bouaké l’ex-quartier général des Forces Nouvelles (ex-rébellion) et bloqué le corridor Sud de la ville, créant une journée ‘’éprouvante”, pour les transporteurs et les voyageurs.

Cette réouverture est le fruit des négociations engagées par les autorités administratives sur place, précise-t-on.

Les mécontents réclamaient la somme de 20 millions de FCFA chacun, en guise de dédommagement pour avoir participé à la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire de 2002 à 2010.

‘’Si nos revendications ne sont pas prises en compte avant le 21 avril, nous resterons ici et les élections (régionales et municipales du 21 avril 2013) n’auront pas lieu”, avait menacé leur porte-parole, Issouf Koné, appelant le Président de la République à prendre en main leurs revendications en vue d’une solution définitive.

Les ex-combattants disent ne pas comprendre qu’après avoir "donné leur poitrine" pendant 13 ans pour l’avènement de la démocratie en Côte d’Ivoire, qu’ils soient humiliés et chassés de leurs maisons, faute de moyens financiers.

Certains de ces ex-combattants démobilisés récusent les projets conçus à leur profit et souhaitent recevoir de l’argent liquide pour ne pas connaitre, selon eux, l’amère expérience vécue avec le Programme national de réhabilitation et de réinsertion communautaire (PNRRC).

Le premier ministre Daniel Kablan Duncan a annoncé la semaine dernière que l’Etat a besoin de 85 milliards de fcfa pour la réintégration de 64 500 ex-combattants et assimilés nés de la violente crise qui a secoué la Côte d’Ivoire pendant la dernière décennie.

‘’Nous avons 64 500 personnes à replacer pour un coût de 85 milliards de fcfa”, avait déclaré le chef du gouvernement, au cours de sa première conférence de presse depuis sa nomination en novembre 2012.

‘’Les bailleurs de fonds sont intéressés par ce programme pour qu’on le finance ensemble”, avait-il ajouté.

Sur cet effectif, 6500 soit près de 10% des effectifs, devront intégrer l’administration et ses démembrements notamment la douane et la garde pénitentiaire.

‘’Le reste ira dans le privé”, avait précisé M. Duncan, ajoutant que les prévisions de 2013 pour la réintégration tournent autour de 30 000 personnes.

La gestion des ex-combattants et assimilés est confiée à l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR), dirigée par Fidèle Sorassoro.

APA

Fri, 12 Apr 2013 17:50:00 +0200

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