février 8, 2023

Taux de pauvreté en Côte d’Ivoire Les mensonges du porte-parole du gouvernement

diabolisation tous azimuts contre le président Laurent Gbagbo, les piliers du régime Ouattara ne manquent pas d’imagination pour voler régulièrement dans les plumes du régime précédent. La fin justifiant les moyens. En effet, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 11 juillet 2012, le porte-parole du gouvernement dans son échange avec les journalistes ne s’est pas fait prier pour affirmer que le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire a atteint une proportion inquiétante sous la gestion du FPI pour atteindre aujourd’hui les 48%. Mais comme la vérité rattrape toujours le mensonge, le communiqué qui a sanctionné ce conseil des ministres a eu l’avantage d’apporter des éclaircissements sur les allégations sans fondements ou volontairement distillées par Koné Bruno. «Le taux de pauvreté est ainsi passé de 10% en 1985 à 36,8% en 1995, puis à 38,4% en 2002, avant d’atteindre 48,9% en 2008», clarifie le communiqué du conseil des ministres. Mieux, l’endettement avait pris l’ascenseur, puisqu’il représentait 207,7% du PIB en 1996 contre 51% avant le PPTE qui a porté ce ratio à 18% représentant le stock résiduel de la dette extérieure de 2 283,9 milliards de F CFA. C’est cette crise de l’endettement massif contracté par le régime du PDCI qui a entrainé l’accroissement de la paupérisation. Il est donc clair que Koné Nabagné Bruno évite de dire que le taux de pauvreté s’est fortement accru sur la période 1990-2000 où son allié du RHDP, le PDCI qu’il n’a certainement pas voulu sermonner, était au pouvoir. La preuve, sur la période 85-95, le taux de pauvreté est passé de 10% à 36,8% – donc une croissance de 26,8 points sur les 10 années. Soit une augmentation de plus de 360%, la plus forte de l’histoire de notre pays. Alors que sur la période 1995-2002, le taux de pauvreté a augmenté de 1,6 point et de 10,5 points seulement de 2002 à 2010 sous la gestion de Gbagbo. Dans un environnement – faut-il le préciser – de gestion hostile du pouvoir où les actuels tenants du pouvoir (opposition civil et militaire) entretenaient insidieusement et vertement des blocages structurels entre 2003 et 2010 – puisqu’ils étaient dans le gouvernement de coalition depuis Marcoussis – pour saboter le travail du FPI. Aujourd’hui, même si l’on ne dispose pas de statistiques claires, il n’en demeure pas moins que le taux de pauvreté – un an après l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara – s’est accru vu les licenciements massifs et leurs conséquences sociales ravageuses, ainsi que le manque de visibilité sur les perspectives de création d’emplois privés auquel il faut ajouter l’annulation des concours publics.

G.K. in Le nouveau courrier

Mon, 16 Jul 2012 08:09:00 +0200

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