juillet 2, 2022

Réglementation de l’électricité en Afrique : l’Ouganda en tête

L’Ouganda, pour la quatrième année consécutive, arrive en tête des pays où le secteur de l’électricité est le mieux réglementé en Afrique, selon l’Indice de réglementation de l’électricité 2021 de la Banque africaine de développement (AfDB.org) qui se fonde sur un certain nombre de paramètres clés.

Derrière l’Ouganda, les autres pays les plus performants sont ses voisins d’Afrique de l’Est, le Kenya et la Tanzanie, ainsi que la Namibie et l’Égypte.

L’Indice de réglementation de l’électricité 2021, publié chaque année, a couvert 43 pays (contre 36 en 2020) et a évalué l’impact des réglementations nationales sur les performances du secteur de l’électricité. L’indice a couvert trois pays en Afrique du Nord, quatorze en Afrique de l’Ouest, six en Afrique centrale, sept en Afrique de l’Est et treize en Afrique australe.

« La participation inédite d’un si grand nombre de pays témoigne de leur engagement à renforcer leur environnement réglementaire afin d’améliorer les performances de leurs secteurs électriques respectifs », a déclaré le vice-président de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Dr Kevin Kariuki.

Parmi les points saillants du rapport 2021, l’indépendance réglementaire est un sous-indicateur pour lequel les pays africains ont une marge de progression : dans 93 % des pays de l’échantillon, les gouvernements et les parties prenantes exercent une influence sur les autorités réglementaires. En termes de contenu réglementaire, les pays participants ont obtenu les résultats les plus faibles pour ce qui est de l’adéquation de la fixation et des cadres tarifaires, ainsi que des cadres d’octroi de licences, par rapport aux meilleures pratiques.

Selon le rapport, la performance moyenne en matière de réglementation économique est en baisse constante depuis 2018. Un tiers des pays étudiés ont indiqué qu’ils ne disposaient pas de méthodologie pour fixer les tarifs ; 40 % d’entre eux s’appuient sur des méthodologies tarifaires qui ne prévoient pas d’attributs clés tels que des mécanismes d’ajustement automatique et d’indexation des tarifs, ni de calendrier des révisions tarifaires majeures.

Le directeur des Solutions financières, de la Politique et de la Régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement, Wale Shonibare, a salué l’Ouganda, pays le plus performant : « la première place de l’Ouganda dans le classement pendant quatre années consécutives ne surprend personne, car le régulateur consacre beaucoup de temps à la consultation et à l’analyse, y compris à l’évaluation de l’impact réglementaire des principales interventions et à leur mise en œuvre complète. »

Les parties prenantes extérieures ont également accueilli favorablement les résultats du rapport. Pour le directeur général de l’Association des compagnies d’électricité d’Afrique, Abel Didier Tella, « il est intéressant de constater que les compagnies d’électricité de la plupart des pays les plus performants de l’Indice de réglementation de l’électricité sont cotées en bourse, ce qui exige le respect de la transparence dans le partage des informations et les pratiques de bonne gouvernance. »

Depuis son lancement en 2018, l’Indice de réglementation de l’électricité a mis en évidence les aspects de la réglementation du secteur de l’électricité qui nécessitent une réforme. Il a identifié les domaines d’intervention appropriés et encouragé les parties prenantes à relever les défis de manière proactive. Depuis, l’indice a été largement adopté par les régulateurs et autres parties prenantes à travers le continent comme référence en matière d’environnement réglementaire et de suivi des réformes en cours.

Source : African Development Bank Group (AfDB)

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