janvier 20, 2022

Mami Wata, la déesse vaudou de la mer, célébrée au Bénin

Le grondement incessant des vagues s’écrasant sur le sable rythme les chants d’une quarantaine d’adeptes de Mami Wata, la déesse de la mer célébrée lundi sur une plage du sud du Bénin à l’occasion de la fête nationale du vaudou.

Chaque 10 janvier, les Béninois rendent hommage aux divinités du vaudou, religion bâtie autour des forces de la nature et du lien avec les ancêtres, dont les représentations peuvent être des objets ou des éléments naturels.

Il y a Hêviosso, le dieu du tonnerre, Sakpata, le dieu de la terre ou encore Kokou, celui de la guerre. Mais à Ouidah, petite ville au bord de l’océan Atlantique et ancien port esclavagiste, c’est Mami Wata – divinité vaudou la plus connue dans le monde – qui est célébrée chaque année.

Le vaudou, originaire du royaume de Dahomey (actuels Togo et Bénin), n’est pas précisément né à Ouidah.

Mais c’est de là, avec les millions d’esclaves qui y ont transité avant leur déportation vers le Nouveau Monde à partir du 18e siècle, que ce culte s’est exporté de l’autre côté de l’Atlantique.

Il compte aujourd’hui 50 millions de membres à travers le monde, que l’on retrouve en Louisiane, au Brésil, en Haïti etc.

Sur la plage de Ouidah, sous un soleil écrasant, la quarantaine d’adeptes de la déesse, vêtus d’un pagne blanc et parés de perles, forment un demi-cercle face à l’océan.

Parmi eux, Gnikplin Hounon Evéolé, 70 ans, qui a fait le déplacement depuis le Togo voisin où elle habite. La dignitaire était là dès les premières heures. Chantant et dansant, elle a fait le tour de la ville avec les autres adeptes et dignitaires pour “la marche de la purification”.

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