janvier 21, 2022

Côte d’Ivoire – Sanctions contre le Mali – Le PPACI dénonce l’instrumentalisation de la CEDEAO

DÉCLARATION DU PPACI
Abidjan, le 11 janv.-2022
Les Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO se sont réunis en sommet extraordinaire, le dimanche 9 janvier 2022 à Accra. Cette session devait passer en revue les développements politiques en République du Mali, dans le contexte de la transition en cours dans ce pays depuis le dernier sommet tenu le 12 septembre 2021 selon le communiqué qui en a été issu.
Aux termes de leurs travaux, les Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont pris des sanctions additionnelles à celles déjà en vigueur depuis le dernier sommet sur le même sujet. Aussi la session extraordinaire du dimanche 9 janvier 2022 a-t-elle pris les sanctions aggravantes suivantes:
1. Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali:
2. Suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali
3. Gel des avoirs de la république du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO:
4. Suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la CEDEAO (BIDC et
BOAD);
5. Activation de la force en attente de la CEDEAO.
𝗟𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜, tout en reconnaissant que la situation exceptionnelle au Mali est une entorse au protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, fait remarquer cependant, que cette situation et celle que nous observons ailleurs, sont les conséquences directes du recul de la démocratie dans l’espace communautaire les dix (10) dernières années.
𝗣𝗮𝗿 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝘁, 𝗹𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜 𝘀’𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗶𝗻𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗼𝘂𝗿𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗲𝗿𝗰𝗶𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝗠𝗮𝗹𝗶.
A ce propos, le PPA-CI s’inquiète particulièrement de la tendance de plus en plus affirmée d’instrumentaliser les banques centrales, notamment la BECEAO dont est membre le Mali, à des fins de réglement de crises politiques internes aux Etats
𝗟𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜 𝗲́𝗺𝗲𝘁 également de fortes réserves sur le recours à la force, comme l’annonce le point 5 du communiqué, pour résoudre les crises politiques dans les Etats membres de notre espace communautaire.
En ce qui concerne le cas particulier du Mali, où les forces de défense et de sécurité font face à la guerre que leur imposent les groupes djihadistes, déclarer une autre guerre à ces forces n’est qu’une forme d’aide directe apportée aux vrais ennemis de ce pays et de la sous-région que sont les djihadistes. 𝗟𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁𝗲 que les sanctions énoncées par le sommet de la CEDEAO visent finalement le peuple du Mali. En effet, loin de lui apporter des solutions, ces sanctions aggravent la sit uation économique extrêmement difficile qu’endure, avec courage et dignité, le peuple frère du Mali depuis une décennie du fait de la détérioration de la situation sécuritaire de ce pays à laquelle ni les gouvernements successifs du Mali, ni les instances sous-régionales n’ont pu trouver de solution.
𝗟𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜, 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗽𝗵𝗶𝗹𝗼𝘀𝗼𝗽𝗵𝗶𝗲 𝗱𝘂 𝗱𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲 𝗽𝗿𝗼̂𝗻𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁, 𝘀𝗼𝗻 𝗘𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗟𝗮𝘂𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗚𝗕𝗔𝗚𝗕𝗢 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗼𝗿𝗶𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗻𝗮𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝘀𝗼𝗹𝘂𝗲:
1. Se tient fermement aux côtés du peuple frère du Mali à qui il exprime toute sa solidarité: 2. Trouve excessives et impertinentes les mesures de rétorsions prises par la CEDEAO contre le peuple malien:
3. Encourage la CEDEAO à continuer plutôt dans la voie du dialogue avec les autorités du Mali afin
de trouver une solution définitive à la longue crise qui prévaut dans le pays et ce, dans l’unique
intérêt du peuple malien;
4. Trouve particulièrement inacceptable et dangereuse l’instrumentalisation des institutions monétaires et bancaires communautaires pour régler des questions politiques internes aux pays membres:
𝗘𝗻𝘃𝗶𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱’𝗲𝗻𝘃𝗼𝘆𝗲𝗿, 𝗱𝗲̀𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲, 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗹𝗶 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗚𝘂𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗺𝗶𝗲𝘂𝘅 𝘀’𝗶𝗺𝗽𝗿𝗲́𝗴𝗻𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗮𝘂𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗰𝘂𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗳𝗿𝗲̀𝗿𝗲𝘀:
6. Se dispose à accompagner toute approche de règlement pacifique de la crise au Mali; 7. Invite la CEDEAO à observer une rigueur dans le respect des principes démocratiques conformément au protocole ci-dessus rappelé afin de prévenir les crises répétitives dans son espace;
8. Reste saisi de la question du Mali.
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜
𝗟𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗝𝘂𝘀𝘁𝗶𝗻 𝗞𝗮𝘁𝗶𝗻𝗮𝗻 𝗞𝗢𝗡É
𝗣𝗼𝗿𝘁𝗲-𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗣𝗮𝗿𝘁𝗶
𝗗𝗲𝘂𝘅𝗶𝗲̀𝗺𝗲 𝘃𝗶𝗰𝗲-𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗦𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗣𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲
Source : SER-COM PPA-CI

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy