Comme toute la Côte d’Ivoire et la sous région Ouest Africaine le sait, c’est le regard, c’est l’appréciation de la Communauté Internationale, au vu de critères propres à ses multiples chapelles, qui constituent le souci premier de l’Empereur Ouattara. Surtout lorsqu’un événement politique majeur doit survenir en Côte d’Ivoire, pays qu’il s’est arrogé le droit de transformer en fief préacquis depuis 2011.
La CEI, son bras séculier, véritable garde pretorienne dédiée aux élections en vue de son maintien éternel au pouvoir d’Etat, vient d’annoncer des résultats provisoires qui lui sont grandement favorables; en attendant que le Conseil Constitutionnel, en fidèle des fidèles devant l’Eternel, dise clair et net au peuple ivoirien que, de 2025 à 2030, c’est encore sous le même joug qu’il devra rester plié et soumis.
C’est un exploit, « un coup KO » formidable pour le Grand Empereur, certes, mais ce n’est pas après cela que son cœur palpite. N’oubliez pas qu’il est l’un des Grands Commandeurs d’une confrérie où, celui qui organise des élections, ne les perd jamais !
Ce 25 octobre 2025, le véritable enjeu pour l’Empereur Ouattara, était de tout mettre en œuvre pour que les représentants mandatés par les organismes du Système Mondial dont il se réclame pour superviser les élections puissent lui attribuer la note de cotation politico/boursière la plus élevée et favorable possible ; et, cela, seul le permet un scrutin sans incidents ni troubles notables, appuyé d’un taux de participation conséquent.
Là, et, hélas, pour Mr Alassane Ouattara, l’échec a été total sur les deux points.
Le vrai peuple de Côte d’Ivoire lui avait bien signifié qu’il est désormais uni et en marche, et que, jour après jour, sans violence ni entrave aux lois, mais avec détermination et sans arrêt, son mouvement avancera, marchera, et marchera, encore et encore…
Empêcher la tenue des élections le 25 octobre 2025 n’a jamais été un objectif pour ce peuple de Côte d’Ivoire violemment meurtri dans sa chair et sa dignité. En effet, comment imaginer que le Président d’un pays, depuis 15 ans, et qui tient à le rester, contre vents et marées, pour encore 5 ans, puisse s’égarer et traiter la population sous sa rude férule de << chiens qui aboient >> ?
Le mal est fait, ce qui est dit est dit, et ces chiens n’arrêteront pas d’aboyer et hurler jusqu’à ce que, en un jour de grande bénédiction, la caravane déraille et disparaisse dans les Abysses !
Et comment expliquer que dans le même temps, sur le terrain, les milliers d’éléments des forces de l’ordre réquisitionnées, suréquipées et en surnombre, n’aient conduit qu’au constat de violents incidents avec destructions, morts et blessés, sur le même espace ?
Commençons par le taux de participation : les émissaires des partenaires de l’Empereur Ouattara n’ont que faire des chiffres de la zone Nord, d’office acquise à Mr Ouattara. C’est par contre le grand V Baoulé, de Bouake à Yamoussoukro, en passant par Sakassou et Toumodi, qui est la véritable zone test, avant de passer au grand Sud où il faut surtout observer les chiffres en zones rurales.
Les scores de participation au scrutin vertigineux du Grand Nord tirés par Kong (97%) se stabilisent autour de Bondoukou (58%), Bouake (48%), et remontent vers l’Ouest pour revenir se stabiliser autour de 35 à 30 % (Sakassou, Botro) dans la partie Sud du pays.
Et cela nous livre, de manière nette et implacable, la carte d’une Côte d’Ivoire divisée en deux entités distinctes et bien séparées, une grande zone Nord face à un grand Sud, qui dément les affiches géantes qui proclament : << Ado, Président pour une Grande Nation >> !
Cette seconde tare de sa gouvernance, qui s’incruste et que rien ne vient diluer, démontre à tous les partenaires financiers de la Côte d’Ivoire que Mr Alassane Ouattara demeure insensible et indifférent à l’impératif de réunir et rassembler toutes les Ivoiriennes et tous les Ivoiriens autour du même soucie de retour à l’harmonie et à l’entente.
Ne nous y trompons pas, ce chef d’État qui découvre après 15 années de règne que l’idée de nation existe et prime tout, œuvre dont il a fracassé l’échine par cette désastreuse politique de rattrapage dont la société Ivoirienne ne sera lavée des gangues et purifiée que dans 2 à 3 générations à tout le moins, ne sera pas celui qui reprendra le flambeau vers l’achèvement de ce chantier si cher au Président Houphouet Boigny.
Le 25 octobre 2025, il s’est tenu une élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
Mais ce même 25 octobre 2025, ce peuple de la vraie Côte d’Ivoire, qui a décidé de marcher sans arrêt jusqu’à sa libération totale d’une dictature cruelle, brutale et implacable, a montré à la face de l’Afrique et du monde entier qu’il se renforce en sa détermination et en sa foi – Rien ne l’arrêtera – Rien. Il avancera, il marchera, marchera, marchera…
Que ses justes et légitimes desseins soient bénis !
Fait à Abidjan le, 29 octobre 2025
Le Ministre Kobena I. ANAKY
Président du MFA
Retrouvez La Chronique du Président Kobena I. ANAKY tous les mercredis sur www.ladepechedabidjan.info
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