
Le doute plane sur la date du procès de Simone Gbagbo. D’après l’un des avocats de la défense, le procès de 83 personnalités pro-Gbagbo, dont l’ancienne Première dame ivoirienne, censé s’ouvrir mercredi 24 octobre, ne pourra pas débuter avant deux semaines. "Sur le plan procédural, ce n’est pas possible. Nous sommes encore en train d’accomplir les actes préliminaires", a estimé Mathurin Dirabou, le doyen des avocats d’Abidjan, qui défend Gilbert Aké N’Gbo, ex-Premier ministre du président Laurent Gbagbo.
Mathurin Dirabou a indiqué qu’une audience de confirmation des identités des 24 prévenus en liberté provisoire était prévue mardi. D’après lui, celle-ci "peut se faire en une journée". "Si cette phase est bouclée, il faut un délai de deux semaines avant l’ouverture des assises", a-t-il affirmé, observant que le tribunal n’est "pas matériellement prêt". Selon des sources judiciaires, ce délai pourrait même être de trois semaines. Le ministère de la Justice a indiqué que le procès était encore "en phase préparatoire".
En début de semaine dernière, plusieurs avocats avaient expliqué que leurs clients étaient convoqués mercredi devant la cour d’assises d’Abidjan. Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo, a dénoncé lundi un procès "politique" visant à "museler l’opposition" avant la présidentielle de 2015.
Tue, 21 Oct 2014 17:57:00 +0200
