février 1, 2023

En visite au Maroc depuis vendredi Hamed Bakayoko veut l’extradition de Gossio

Le «securocrate» le plus en vogue sous l’ère Ouattara, Hamed Bakayoko ci-devant ministre de l’Intérieur, séjourne au Maroc depuis hier vendredi 12 octobre 2012, où il a rencontré son homologue marocain, pour officiellement discuter sur le renforcement de la coopération entre les deux Etats. Mais au-delà de cet habillage, on devine aisément que le «super-flic» a bien un agenda secret qui n’est autre que d’obtenir l’extradition de l’ex-DG du port d’Abidjan, Marcel Gossio, en exil dans ce pays.Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, est dans le Royaume chérifien, où il a été reçu en audience hier vendredi 12 octobre 2012, par son homologue marocain, Mohand Laenser. Selon les services du ministère de l’Intérieur ivoirien, les deux hommes ont parlé de renforcement de la coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire. Portant sur les secteurs de la sécurité et de l’administration du territoire, avec un accent particulier dans les domaines de la technologie et de l’intelligence. Le ministre marocain a, en retour, assuré son homologue ivoirien que l’expertise de ces services sera partagée avec la Côte d`Ivoire selon un modèle exemplaire de coopération sud-sud a travers la mise en place de comités sectoriels bilatéraux afin de réfléchir sur toutes les questions de sécurité et d`assistance technique. Mais, on le devine aisément, ce n’est pas tant la coopération au sens large du terme qui préoccupe le ministre de l’Intérieur, pour occasionner son déplacement au Maroc. En réalité, le régime Ouattara est sur les traces de l’ex-DG du Port d’Abidjan, Marcel Gossio, qu’il a réussi à localiser. Après avoir inventé un grotesque scenario hollywodien de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, relayé par RFI, dans lequel ce dernier serait acteur -financier. L’ex-DG du port ayant démenti ces allégations et mis quiconque au défi de prouver qu’il est sorti du territoire marocain depuis avril 2011 pour se retrouver en juillet au Ghana, cela a donné des idées au régime Ouattara qui du coup l’a localisé. C’est donc fort logiquement qu’Hamed Bakayoko a prétexté une visite de travail dans le cadre du renforcement de la coopération, pour sauter dans le premier avion et se rendre au Maroc. Marcel Gossio est sans nul doute dans le viseur des faucons du régime Ouattara qui ont fini par montrer à la face du monde que leur principal programme de gouvernement est la traque aux pro-Gbagbo. «Prêcher du faux pour avoir le vrai». Le régime Ouattara a fait sien ce vieux dicton. Et pour cause, afin de localiser des personnalités proches du président Laurent Gbagbo ayant trouvé refuge en dehors des frontières ivoiriennes, le régime Ouattara a toujours lancé de fausses pistes sur leurs lieux d’exil d’une part, et balancer de fausses accusations d’autre part, afin de faire sortir les personnes visées de leur silence. Et pouvoir les localiser. Le régime l’avait expérimenté avec Blé Goudé qu’ont disait tantôt être en Gambie, au Bénin, au Ghana, au Zimbabwé ou encore en Afrique du sud ou au Libéria (ce qui avait valu d’ailleurs un mandat d’arrêt inutile des autorités libériennes à son encontre).
Ouattara et ses Lieutenants avaient usé de ce subterfuge également avec le porte-parole du président Gbagbo qu’ils localisaient avec certitude au Cameroun. Le chef de l’Etat ivoirien avait même juré posséder toutes les identités sous lesquelles Katinan vivait au Cameroun. Et moins d’un mois après le monde entier apprenait que l’ex-ministre du Budget avait toujours vécu au Ghana. On ne devrait donc par être surpris d’apprendre dans les jours ou semaines à venir que l’ex-DG du port d’Abidjan est visé par une procédure d’extradition. Espérons que le Maroc ne soit pas le Togo.

F.T in Le Nouveau courrier

Mon, 15 Oct 2012 00:21:00 +0200

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