Koumassi-Pangolin / Pollution de l’air par Afribâche : 1 mort et plusieurs cas de maladies déclarés

Photo : DR
La présence de l’usine Afribâche qui jouxte la cité Pangolin de Koumassi est devenue nuisible pour les habitants de cette petite cité qui ne savent où donner de la voix. Selon M. Ouattara Kigneleman, membre du comité de gestion de Koumassi résidence Pangolin, le déversement dans les appartements des résidus des produits toxiques qui s’échappent de la cheminée de l’usine Afribâche a causé la mort d’un enfant et provoqué plusieurs cas d’insuffisance respiratoires (asthme), de picotement, de démangeaisons et de brûlures de la peau. Face au drame qui détruit à petit feu les 92 familles, le COGES, à en croire M. Ouattara, a engagé des discussions avec Afribâche qui n’ont rien donné à cause de la témérité et de l’entêtement de M. Yatar, PDG de cette entreprise. Des propositions, aux dires de Ouattara Kigneleman de rallonger la cheminée afin de réduire le taux d’intoxication des habitants de Koumassi Pangolin, ont été balayées du revers de la main. ‘’Les bruits qui proviennent de l’usine la nuit sont graves. Parfois, nous avons l’impression qu’il pleut dans nos maisons et ils pensent qu’ils sont intouchables. Mais on ne peut pas rester dans cette situation qui va de mal en pire. C’est à la limite insupportable. A notre arrivée ici, personne ne souffrait de crise d’asthme, mais depuis l’installation de cette usine, mes enfants et moi sommes devenus asthmatiques. On sent des démangeaisons et des picotements au niveau de la peau. Même au niveau des yeux, c’est pareil. Ceux qui habitent dans les alentours peuvent témoigner. Ils reçoivent les résidus des produits toxiques sur les vitres de leurs maisons. Quand ils toussent, la glaire a une couleur noirâtre. Un enfant est même décédé dans ces circonstances. C’est ainsi que nous leur avons demandé d’entreprendre des prélèvements pour pouvoir faire des analyses. Ils s’y sont catégoriquement opposés. C’est dire qu’ils se reprochent quelque chose. Et tout porte à croire qu’il y a des gaz toxiques et dangereux, qu’ils émettent. On ne peut pas continuer d’inhaler les produits toxiques chez nous’’, dit-il. Pire, M. Yatar comme pour défier les riverains, s’est même permis de poser un mur sur la clôture de la petite cité qui a fini par céder par endroits, sous le poids du béton. Un acte qui a provoqué la colère des jeunes de la cité Pangolin, qui ont du fait arrêter les travaux de reconstruction entamés par Afribâche. A son tour, M. Diarrassouba, le directeur des ressources humaines de la société de fabrication de bâche et d’articles divers qui voit derrière tout ce qui se trame la main de M. Abou Cissé, un cadre du RDR n’a pas hésité à convoquer celui-ci à la police. Toutes nos tentatives d’entrer en contact avec les responsables d’Afribâche, notamment le PDG Yatar ont été vaines. Aux dernières nouvelles, les habitants de Koumassi Pangolin, auraient saisi le procureur de la République

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Par Dosso Villard

Thu, 08 Jul 2010 02:19:00 +0200

0

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy