
Avec une voix tonique, l’ex-ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Budget, dans le gouvernement Gilbert Aké N’Gbo, nous a confié qu’il préparait, dans les prochains jours, une déclaration qu’il rendra publique. Malgré notre insistance pour lui arracher la toute première interview après sa mise en liberté provisoire, Koné Katinan est resté ferme sur sa position. »J’aurai, dans les prochains jours, une déclaration à faire » a-t-il lâché, sans plus de détail.
L’on imagine certainement qu’il reviendra sur les circonstances de son arrestation non sans adresser de vifs remerciements aux personnes physiques et morales qui lui ont apporté leur soutien durant sa détention. Par ailleurs, nous avons également joint par téléphone, son avocate franco-camerounaise , Me Lucie Bourthumieux, inscrite au barreau de Paris, qui nous a expliqué que la caution d’environ 13 millions de F cfa, qui a permis la libération de son client, n’est pas de l’argent frais qui a été remis au autorités judiciaires de ce pays. Mais, a-t-elle précisé, »c’est une personne de nationalité ghanéenne qui s’est simplement portée garante auprès de la Justice ». Selon cette dernière, ce sont les formalités administratives qui ont fait que son client n’a regagné son domicile que dans l’après-midi d’hier mercredi.
Rappelons qu’au terme de l’audience du mardi 25 septembre 2012, à la Cour du district d’Ossou d’Accra, constatant le retard accusé dans l’examen de tous les documents produits par Abidjan, le juge a accordé la liberté sous caution à Koné Katinan Justin. « Il est très probable que la procédure (d’extradition) soit retardée et par conséquent je vais accorder à l’accusé la liberté sous caution », a dit, selon l’Agence France presse (Afp), le juge Aboagye Tandoh. L’avocate Lucie Bourthoumieux a, quant à elle, évoqué »des preuves insuffisantes » fournies par Abidjan. Bien avant, il y avait déjà eu deux premières audiences après l’arrestation, le 24 août à Accra, du porte-parole de Laurent Gbagbo, alors qu’il revenait d’Afrique du Sud, accompagné de Me Lucie Bourthoumieux. Le porte- parole de Gbagbo, rappelons-le, s’est exilé comme des milliers d’autres fidèles de l’ex-chef d’Etat ivoirien, après la chute de ce dernier et la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011. Il est visé par un mandat d’arrêt international, émis par Abidjan, pour «crimes économiques». Des accusations qu’il a toujours rejetées indiquant qu’il est plutôt »poursuivi pour son appartenance politique ».
Claude DASSE in Soir Info
Thu, 27 Sep 2012 10:41:00 +0200
