novembre 28, 2022

Ouérémi extradé au Burkina Faso ?

Quel sort le régime Ouattara va-t-il réserver à Amadé Ouérémi ? Officiellement, rien n’a encore été décidé. Mais depuis l’arrestation «arrangée», samedi dernier, du chef de guerre burkinabé dans son antre du Mont Peko par l’armée française et les FRCI, les supputations vont bon train. Plusieurs hypothèses sont avancées sur la question. Certaines sources soutiennent que le tristement célèbre supplétif des FRCI, reconnu par plusieurs organisations de défense des droits humains comme l’un des génocidaires du peuple Wê, sera remis à la justice ivoirienne pour répondre de ses actes. En plus des crimes de guerre, Ouérémi pourrait être poursuivi pour occupation illégale du domaine protégé de l’Etat et expropriation des autochtones Wê de leurs forêts.
D’autres sources affirment que le chef milicien va être transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Des analystes avertis estiment que la voie judiciaire paraît peu probable. Pour la simple raison qu’un éventuel procès de Ouerémi, chef d’une milice pro-Ouattara, reviendrait à faire le procès de la rébellion armée toute entière et du régime Ouattara pour qui ces milices ont massacré des milliers d’Ivoiriens.
Le refus du régime de se faire harakiri ouvre la voie à une autre hypothèse plus plausible. Celle-ci se rapporte à l’extradition possible d’Ouerémi vers son pays d’origine. En effet, les informations en notre possession indiquent qu’au terme de négociations secrètes entre Abidjan et Ouagadougou, l’ex maître du Mont Peko pourrait être extradé dans les jours à venir vers le Burkina Faso.
Il est de notoriété que ce pays a servi de site d’entraînement, de base arrière et a fourni les mercenaires ainsi que les armes à la rébellion ivoirienne. Amadé Ouerémi fait partie de ces mercenaires d’origine burkinabé qui ont combattu aux côtés de la rébellion et pour le compte du camp Ouattara. Son extradition dans son pays devrait se faire conformément aux clauses secrètes qui lient le régime Ouattara à ses soutiens. Lesquelles stipuleraient que les mercenaires et autres chiens de guerre qui ont combattu pour la rébellion armée ivoirienne bénéficient de la protection du régime et de ses parrains.
Même si les chances de retourner dans les forêts du Mont Peko qu’il considère comme son butin de guerre sont minces, il serait difficile de parier sur un éventuel procès du chef milicien pro-Ouattara que ce soit en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Cette option comporte de gros risques pour le régime Ouattara.

Jean Khalil Sella
In Notre Voie

Wed, 22 May 2013 00:10:00 +0200

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