décembre 1, 2022

Perspectives 2020 / Un collaborateur du ministre Toungara tire la sonnette d’alarme : ‘‘On ne peut pas être émergent… si l’on est mal classé au Doing Business’’

Clôturant le mercredi 15 mai 2013, l’atelier sur «l’exploitation artisanale et à petite échelle des diamants», organisé par l’ADPA (Association des pays africains producteurs de diamants), Noël Guetat, directeur de cabinet du ministre des Mines, Pétrole et Energie, a relevé la nécessité pour les autorités ivoiriennes à satisfaire un certains nombre de paramètres, notamment le respect des indicateurs de qualification, si l’on veut être émergent. «L’émergence de notre pays ne peut se faire si, au-dessus de nos têtes, planent de véritables épées de Damoclès matérialisées par des embargos des Nations Unies comme celui sur la commercialisation des diamants ivoiriens, imposé depuis 2005. On ne peut être émergent si l’on n’est pas éligible à l’indice ITIE, si l’on n’est pas certifié par le Processus de Kimberley et en définitive, si l’on est mal classé au Doing Business…», a souligné Noël Guetat. Avant de faire remarquer : «Pour relever tous ces défis, la Côte d’Ivoire ne peut évoluer seule». C’est la raison pour laquelle, il a, au nom des autorités ivoiriennes, salué la tenue en Côte d’Ivoire de l’atelier sur l’exploitation artisanale et à petite échelle des diamants. «L’Etat ivoirien est convaincu que le développement du secteur minier africain et particulièrement de l’industrie diamantifère, réside dans une réglementation communautaire cohérente…», a-t-il assuré. 

Un nouveau départ pour le secteur minier africain
Des recommandations pour un nouveau départ du secteur des diamants. Les experts de l’ADPA (Association des pays africains producteurs de diamants) en ont décidé, le mercredi 15 mai 2013, au terme d’un atelier qui a démarré depuis le 13 mai 2013 au Golf Hôtel d’Abidjan. Pour ce nouveau départ, il a été demandé aux gouvernements de s’impliquer dans le financement des équipements par les banques ; les financiers privés doivent soutenir les activités d’exploitation artisanale et à petite échelle des diamants dans leurs pays et investir dans l’équipement minier afin de le louer aux exploitants artisans et à petite échelle. Aussi est-il suggéré aux états membres d’utiliser une partie de leurs fonds de développement minier pour finaliser l’exploitation artisanale et à petite échelle dans leurs pays respectifs. Ils doivent aussi s’impliquer dans l’encadrement technique aux fins de bonnes pratiques de l’activité et également aider les exploitants à maîtriser les techniques d’évaluation brute, par le biais des ministères en charge des mines ou à travers des sources de financement de la Banque mondiale et/ ou autres agences multilatérales. Par ailleurs, il a été suggéré aux états membres de l’ADPA de mandater le secrétariat exécutif de l’ADPA pour créer un fonds de soutien destiné à l’exploitation artisanale et à petite échelle, financé par les partenaires financiers.



HK in L’intelligent d’Abidjan

Thu, 16 May 2013 15:33:00 +0200

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