
Marine Le Pen en sait d’ailleurs gré au parti de droite. Jeudi, sur France Inter, elle affirme que depuis le début de la crise de l’UMP, sa formation a multiplié par cinq le nombre d’adhésions. "La vie politique ne perdra rien avec la fin de l’UMP, puisque leur programme est le même que le PS", a-t-elle ajouté.
Les adhésions ont été "multipliées par quatre depuis jeudi dernier" pour atteindre "600 par jour", a affirmé sur la chaîne LCI Marion Maréchal Le Pen, la petite-fille du fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen. "Nous supposons qu’une bonne partie vient de l’UMP", a-t-elle avancé.
Les cotes d’avenir de François Fillon et de Jean-François Copé perdent six points en un mois, respectivement à 38 % et à 20 %, tandis que celle d’Alain Juppé, éphémère médiateur, grimpe de 4 points, selon le baromètre mensuel de TNS Sofres-Sofra group pour Le Figaro Magazine. Avec 38 % de sondés souhaitant lui "voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir", M. Juppé rejoint François Fillon à la deuxième place de la liste des personnalités politiques, selon ce sondage réalisé du 23 au 26 novembre, en pleine crise de l’UMP.
François Fillon, tout comme Jean-François Copé, subit de lourdes pertes chez les sympathisants de droite ou de l’UMP. L’ancien premier ministre accuse 16 points de baisse chez les sympathisants de la droite (56 %), et 10 de moins chez ceux de l’UMP (70 %). La situation est encore plus mauvaise pour Jean-François Copé, qui part de plus bas. Le président contesté de l’Union pour un mouvement populaire perd 15 points chez les sympathisants de la droite, à 34 %, et 17 points chez les sympathisants de son parti, à 44 %.
lemonde.fr
Thu, 29 Nov 2012 11:31:00 +0100
