décembre 8, 2022

Amadou Gon Coulibaly « On ne peut pas accepter le négationnisme du FPI » – Il met le ministre Bacongo en situation difficile

Profitant de la cérémonie d’investiture du ministre Cissé Bacongo, candidat du RDR pour les municipales à Koumassi, qu’il a parrainée, le collaborateur du chef de l’Etat a réagi sur l’actualité sociopolitique nationale. « Nous sommes dans un contexte particulier marqué selon moi, au plan politique par trois choses : le comportement irresponsable du Fpi, quelques désagréments à l’intérieur des partis politiques, notamment le notre à l’issue de la désignation des candidats tête de liste et la problématique du Rhdp », a-t-il précisé d’emblée.

Concernant le Front Populaire Ivoirien, il dira: « il est navrant de lire et d’écouter ce que ces gens racontent. Pour eux, le charnier de Yopougon n’a pas existé; pour eux les femmes qui ont été tuées à Abobo devant tout le monde, cela n’a pas existé. Et ils osent dire que leur sang est du sang de mouton. Pour eux, les femmes qui ont été violées en 2000 au stade Houphouët-Boigny, cela n’a pas existé. Pour ces gens, la crise postélectorale qu’ont a connue qui a fait 3000 morts n’a pas existé. Ils considèrent que les pneus qu’on mettait autour des gens pour brûler les Ivoiriens, cela n’a pas existé et qu’ils n’ont rien fait. Entre nous, est ce que c’est acceptable ? » La réponse est « non! », a-t-il donné en choeur avec ses militants.

Selon lui, il est inconcevable d’accepter « le négationnisme du FPI ». La preuve, « en Europe, ceux qui nient que la Shoah a existé sont punis par la loi. Ce n’est pas acceptable et ça ne doit plus continuer », a informé Amadou Gon Coulibaly. Il a affirmé que les militants du FPI, autant ils revendiquent leurs droits, doivent honorer leurs devoirs de citoyens. « Les militants du Fpi sont des Ivoiriens. Comme tels, ils ont des droits. Ils doivent faire la politique, ils doivent vivre, ils doivent travailler, et là-dessus, il n’ y aucun débat. Mais quand on a des droits, on a aussi des devoirs. Des devoirs vis-à-vis de la nation, de l’Etat, de ses concitoyens. Ces devoirs exigent qu’ils ne se laissent plus abuser par leur direction. C’est pourquoi que je suis heureux de voir, ici à Koumassi des jeunes, du COJEP, du FPI, de l’ex-LMP, être là pour apporter leur soutien à Bacongo. Je voudrais dire aux autres, qu’à l’instar de ces jeunes, regardez vers l’avenir. Pensez à construire et à prendre votre place entière dans le Côte d’Ivoire parce qu’il faut vous commenciez à préparer l’après-Gbagbo, parce que Gbagbo c’est fini ».

Des propos qui ont pris le contre-pied de la volonté des jeunes pro-Gbagbo qui ont, à l’occasion de cette investiture, confié la mission aux autorités gouvernementales présentes de dire au Président Alassane Ouattara d’accorder la liberté aux cadres du FPI détenus. La vraie raison de leur soutien au ministre Bacongo, en dehors du fait qu’ils l’ont trouvé meilleur au maire sortant dont ils ont jugé négatifs ses douze ans de gestion de la commune. Les attaques virulentes de Amadou Gon Coulibaly contre Laurent Gbagbo et son parti ont été perçues comme inapropriées par certains et l’on craint qu’elles refroidissent l’ardeur de leurs partisans et sympathisans qui pourraient s’abstenir de soutenir le candidat du RDR, et se conformer au mot d’ordre lancé par la direction du FPI.

En effet, lors de sa conférence de presse, le jeudi 21 mars 2013, Miaka Oureto, le président intérimaire du parti de Laurent Gbagbo a indiqué que «aucun militant du FPI ne doit en aucune manière prendre part à ces élections, à savoir : ne figurer sur aucune liste, ni faire campagne pour une liste, encore moins voter, sous peine de s’exposer aux sanctions disciplinaires prévues par nos textes ».

Par César DJEDJE MEL in linfodrome.com

Tue, 02 Apr 2013 01:38:00 +0200

0

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy