
Cette annonce intervient alors que la commission nationale d’enquête doit bientôt remettre son rapport au président Alassane Ouattara. En Côte d’Ivoire, certains craignent que ce rapport manque d’impartialité. Pour Florent Geel de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, « on peut craindre un rapport partial pas forcément par volonté mais par manque d’informations ».
C’est aussi l’avis du groupe des Anciens. Son président a lancé un appel aux autorités ivoiriennes pour qu’elles travaillent davantage à la réconciliation. L’archevêque sud-africain et prix Nobel de la Paix Desmond Tutu ajoute que le processus se heurte à l’insécurité, mais aussi au sentiment d’impunité, à l’impression d’une justice pour les vainqueurs.
De son côté, pour le FPI (Front populaire ivoirien), le parti pro-Gbagbo, cette réconcliation ne peut pas se faire sans la présence de l’ancien président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.
rfi.fr
Écouter Alphonse Douati
Sat, 05 May 2012 01:02:00 +0200
