décembre 1, 2022

Gabon / Un an après le décès du père : Ali Bongo fait son trou

Photo : DR
‘’Assumer l’héritage du père et agir différemment’’, tel est l’exercice auquel s’adonne le Président Ali Bongo Ondimba élu il y a plus d’un an à la tête du Gabon après le décès de son père, El Hadj Omar Bongo Ondimba. Dans sa parution 298 du mois de juillet 2010, le mensuel francophone international « Afrique Magazine », présente le Président Gabonais comme un personnage assez austère, focalisé, ambitieux, avec une capacité à prendre le pouvoir, l’investir, l’exercer. Un patron déterminé à sortir le Gabon de l’immobilisme, des arrangements et du gaspillage, à faire le ménage, tout en composant avec la vielle garde du système. Tout en propulsant ses hommes, son cercle, une nouvelle génération. Celle d’Ali. Pour étayer son argumentation, ‘’Afrique Magazine’’ met un accent sur le changement de style du fils Bongo qui saute à l’œil avec le déboulonnement des certains caciques du PDG que l’on croyait jusque là inamovibles. Non sans rappeler le nettoyage dans les régies financières de l’Etat qui a suscité la colère des anciens collaborateurs du Président Omar Bongo Ondimba qui pensaient conserver ces postes juteux à vie. Parmi les reformes entreprises par le jeune Chef d’Etat, le confrère panafricain revient sur les mesures structurelles prises dans le cadre de l’assainissement du commerce et l’exportation du bois et la restauration d’une tenue vestimentaire dans les administrations publiques qui continue de faire couler beaucoup d’ancre et de salive. Après les reformes comme l’indique le confrère, Ali Bongo Ondimba a su se ménager un espace politique, séduire une partie de l’opinion publique qui ne lui était pourtant pas acquise. Avant de préciser que le Président Ali qui prend petit à petit ses distances de la vieille garde (qui tient encore certains leviers, financiers, régionaux et électoraux) devra s’appuyer en grande partie sur la jeunesse qui constitue à n’en point douter sa ‘’ fenêtre de tir’’. Raison pour laquelle Ali Bongo ou ‘’Baby Zeus’’ ou encore ‘’Zeus’’, c’est selon, s’est adossé sur certaines réserves sures du père pour mettre à exécution son programme. Parmi ceux-ci, cite ‘’Afrique Magazine’’, il y a Henri-Claude Oyima, le banquier du père devenu le grand argentier, son épouse Sylvie Nedjma Bongo Ondimba à la tête d’un cabinet de réflexions et de propositions pour booster les actions de son mari-président, Jean-Yves Teale, le très influent conseiller spécial chargé des affaires internationales, de Laure Olga Gondjout ancienne secrétaire de Omar Bongo Ondimba, de Pascaline Bongo la gardienne du temple qui gère l’héritage du père…Petit à petit, le fils Bongo fait son trou, se démarque des vieilles pratiques du père et imprime sa marque sur le Gabon. Ce petit pays riche d’Afrique Central

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Par Dosso Villard

Sat, 24 Jul 2010 09:06:00 +0200

0

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy