Hausse des prix et cherté de la vie : Des augmentations anarchiques au marché de Port-Bouët

C’est dans une véritable ambiance de bruit et de son de toute sorte que nous sommes arrivé au marché de Port-Bouët en ce jeudi 10 janvier 2013 afin de nous enquérir de l’état des prix des denrées alimentaires après une semaine qui aura été agitée pour le Consommateur ivoirien. Après nos premières investigations il faut dire que les Consommateurs ivoiriens ne décolèrent pas. Et pour cause, la mesure prise par le gouvernement d’augmenter les prix du carburant super sans plomb et du gaz butane. Pour eux, cette augmentation, surtout celle concernant le gaz butane sera sans doute une des difficultés majeures que devra surmonter le Consommateur en ce début d’année. En effet, l’inquiétude est grande chez bon nombres de Consommateur en ce sens que cette augmentation a déjà une conséquence immédiate. C’est que les prix des repas servis dans les restaurants du marché de la commune ont déjà subi des augmentations. Et de plus ce nouveau prix qui est de 5200fcfa est, dans certains endroits de la commune, pratiqué avec une marge d’augmentation de parfois 800fcfa par certains revendeurs mal intentionnés qui cherchent à faire du profit même dans les moments difficiles. Un véritable calvaire que les pratiquants du marché de Port-Bouët dénoncent avec la plus grande énergie quand on sait qu’en cette situation de crise économique généralisée, il ne sera ni facile ni évident pour un ménage de débourser 6000fcfa pour se procurer une bouteille de gaz butane de 12 kg. « Nous souffrons, nous sommes une population martyrisée, vous augmentez les prix pour nous tuer et après vous venez poser des questions, va dire a tes patrons que nous sommes en train de mourir », nous lance une femme en colère à notre vue et dépitée par la cherté de la vie. Au delà de ce constat lié à l’augmentation du prix du gaz, un autre fait marquant a attiré notre attention. C’est le prix du poisson. Une situation que nous avons pu constater sur place et qui a fait réagir plusieurs femmes qui n’ont pas hésité à émettre des souhaits pour que les autorités compétentes à l’image du secteur de la viande puissent réglementer celui du poisson. À la suite de ce constat nous avons voulu avoir une idée sur les prix des denrées alimentaires de grande consommation comme le riz, la viande et l’huile. Il faut préciser qu’à ce niveau aucune augmentation véritable n’est à noter pour l’instant sur les différents prix pratiqués jusque-là. Le kilogramme de riz, de la viande et le litre d’huile qui coûte respectivement 450fcfa, 2000fcfa et 1000fcfa n’ont pas varié. Des prix que les Consommateurs trouvent aussi très élevés en cette période de vache maigre. En quittant le marché de Port-Bouët aux environs de 11heures ce jeudi matin, la question qui animait encore les esprits était de savoir si cette série d’augmentation allait continuer ou s’arrêter. En tout cas bien malin qui pourra répondre à cette question. Certainement les jours à venir nous situerons.

Julien Djédjé in Le Nouveau Consommateur Hebdo
(Stagiaire)

Mon, 14 Jan 2013 21:56:00 +0100

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