novembre 27, 2022

Médias : Licenciés pour motif économique 27 agents de ”Notre Voie” rejettent la décision César Etou, Dg par intérim du journal : « Je ne comprends pas leurs comportements»

Serge-Armand Didi se dit déterminé à aller jusqu’au bout /ph : Koné Abdoul Karim
Cette décision survient après que ces derniers ont été mis en chômage technique depuis juillet 2011. Le Syndicat national de la presse privée (Synappci), par le biais de sa section, a dénoncé cette mesure.

C’était le vendredi 29 mars 2013, lors d’un échange dans nos locaux à Marcory. «Pourquoi pour cette mesure, il a agi avec rapidité et célérité pour la faire appliquer ? Même sur la question du licenciement. Sur le papier, il est noté que les agents sont licenciés depuis le 31 décembre 2012. Alors que lui-même dit que la réunion a eu lieu le 15 mars. On ne peut pas licencier les gens le 31 décembre, puis faire constater cela le 22 mars », a fustigé Serge-Armand Didi, membre de cette section du Synappci, avant d’expliquer : « nous allons faire comprendre à l’opinion que César Etou a fait signer un protocole d’accord qui ne dit pas qu’il faut licencier les gens. Le protocole d’accord dit que conformément au plan de César, un groupe allait travailler pour permettre à l’entreprise de reprendre et ensuite, rappeler les autres, ce qui n’a pas été fait. Il a violé le protocole d’accord et sur ce plan aussi, il tombe dans l’illégalité ».

Si les choses restaient en l’état, il a indiqué disposer de plusieurs voies de recours. « Nous avons plusieurs voies de recours. Nous commençons par la sensibilisation ; puis nous allons entreprendre des démarches au niveau de l’inspection du travail et de la justice», a-t-il mis en garde.

Hier, nous avons joint le Directeur général (Dg) par intérim de Notre Voie, César Etou pour savoir les motivations d’une telle décision. «C’est une décision du Conseil d’administration prise depuis le 15 mars. Je ne comprends donc pas leur comportement. Ils agissent comme (…). Ce ne sont pas des journalistes », a-t-il regretté, avant de révéler que « nous sommes en pourparlers et étions en train de discuter à l’inspection du travail de leurs conditions de départ afin de sauver l’entreprise qui a hérité d’un endettement énorme de plus de 500 millions de Fcfa dont 200 millions de cotisations dues à la Cnps ». Au total, 85 millions de Fcfa, à l’en croire, ont été alloués à la paie de ces agents en 20 mois. « Le chômage technique, c’est deux mois renouvelables une fois. Mais, nous avons reconduit sur plusieurs mois cette mesure pour ne pas abandonner nos ‘’frères’’ », a indiqué César Etou, non sans mettre en garde : «Qu’ils aillent à l’inspection du travail ou à la justice, nous les y attendons. D’ailleurs, l’inspection du travail leur a déjà signifié qu’ils avaient intérêt à discuter pour un meilleur départ ».

DIARRA Tiémoko in Soir Info

Tue, 02 Apr 2013 11:25:00 +0200

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