novembre 28, 2022

Police criminelle / Des journalistes de « Le nouveau courrier » interpelés hier :Quand l’affaire des barons du Café-Cacao fait des victimes collatérales

Photo : DR
Il est reproché à Théophile Kouamouo, Saint Claver Oula et aux autres d’avoir publié des extraits intégraux du réquisitoire définitif du Procureur de la République au sujet des détournements dans la filière café-cacao. L’on parle de vol de documents administratifs. Entré en possession de l’intégralité du document, notre confrère en a commencé la publication et la diffusion dans son édition d’hier Mardi. Cela a fâché le procureur de la République, qui tient à savoir la source de la divulgation du rapport du parquet. Refus des journalistes, qui invoquent la protection des sources. Le procureur de la République estime pourtant que le dossier est si sensible que la source à l’origine de sa divulgation, ne doit nullement être protégée. Le parquet dit également que le meilleur moyen de protéger son informateur était d’éviter de publier en intégralité un document de cette nature. « Le nouveau courrier » insiste pour dire que le caractère sensible explique justement le fait que la taupe soit protégée. Ce dialogue de sourds a conduit les responsables de « Le nouveau courrier » à la police criminelle. Quelques proches de nos confrères ont laissé entendre que l’info provenait d’une source de la Présidence. Au lieu de protéger et mettre à l’abri nos confrères, cette rumeur a pu davantage fâcher le parquet et même le supérieur hiérarchique du Procureur de la République, en l’occurrence le chef de l’Etat, patron de toute l’administration et président du Conseil supérieur de la Magistrature, mécontent de savoir que dans son entourage il existe des individus capables de telles pratiques. Hier, le Conseil national de la Presse et ses responsables dont Eugène Dié Kacou ont tenté de jouer leur partition. Reporters sans frontières a été informé. L’UNJCI dont Saint Oula Claver est membre actif du Bureau exécutif, et plusieurs autres organisations et chancelleries ont été saisis et restaient mobilisées pour négocier une issue honorable pour tous au sujet de cette affaire qui ne peut faire l’économie d’un débat sur la liberté de la presse. En attendant, les observateurs notent que l’affaire café-cacao vient encore de faire des vagues dans le secteur des médias. En clair, la presse et les journalistes interrogés sont des victimes collatérales du dossier des barons de la filière. Dans l’attente du procès des barons du café-cacao, dont la date reste encore inconnue, il s’agit là d’un autre rebondissement. Au moment où nous bouclions hier, nos confrères étaient toujours en garde à vue

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Par Charles Kouassi

Wed, 14 Jul 2010 05:08:00 +0200

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