décembre 4, 2022

Politique nationale / Pour sauver Tagro : Blé Goudé n’a pas besoin de brûler Mamadou Koulibaly

Photo : DR
La crise Koulibaly-Tagro est en train d’être transformée en une crise Gbagbo-Koulibaly. Parce qu’ils redoutent que le Président de la République dans le nettoyage, décide de voir clair dans ce qu’ils ont fait et leur demande des comptes, des partisans de Laurent Gbagbo ont décidé de crier au loup et d’opposer le président de l’Assemblée Nationale au Chef de l’Etat. Ils oublient une chose, Laurent Gbagbo est candidat, Mamadou Koulibaly n’est pas candidat. De plus Mamadou Koulibaly ne pèse pas qu’une seule voix. Se battre pour la réhabilitation et la dignité du ministre de l’Intérieur Tagro, peut se faire sans livrer Mamadou Koulibaly à la vindicte populaire. On ne sauvera pas Tagro en brûlant Koulibaly comme on le voit ces-temps avec des sorties tonitruantes de ceux qui tirent à boulets rouges sur le président de l’Assemblée Nationale. Une attitude que dénonce d’ailleurs Eugène Djué une autre figure de la lutte patriotique. Pour Eugène Djué, le président du Cojep et ses amis n’avaient pas à se ranger derrière Tagro au détriment de Koulibaly. Militant indécrottable du FPI, le président de l’UPLTCI a demandé aux leaders de la jeunesse patriotique qui ne sont même pas d’ailleurs membres du parti d’Affi N’Guessan, d’observer et de laisser la latitude au Président de la République Laurent Gbagbo de gérer au mieux cette histoire. ‘’De quoi se mêlent-ils ?’’, s’est interrogé un autre militant du FPI en l’occurrence Diabaté Bèh qui les accuse de s’immiscer dans la palabre interne au Front Populaire Ivoirien. L’on comprend aisément l’attitude des pourfendeurs de Koulibaly qui craignent ‘’leur tour chez le coiffeur’’ Gbagbo. De toutes les façons, un partisan de Gbagbo n’est pas Gbagbo lui-même. Qu’on soit Koulibaly, Tagro ou Soro, on ne peut prétendre aimer plus Laurent Gbagbo que lui-même. Or, c’est ce qu’ils oublient souvent ces avocats du soir. Et ça, Laurent Gbagbo le sait. Sinon on risque d’avoir après les zones CNO et zones gouvernementales, une bataille rangée, une bataille entre partisans de Gbagbo qui pourraient en venir aux mains. Ninjas d’un côté et Cobras de l’autre. A cette allure, La Majorité Présidentielle va aller en lambeaux, si on n’y prend garde et si le Chef ne tranche pas. Reste à espérer que le procureur Tchimou remette dans le délai, le résultat de son enquête dans une semaine. Cela fera du bien à tous et mettra fin au bavardage qui entoure cette affaire qui en réalité, n’en est pas une et ne sera pas à en croire des proches du palais, la dernière dans le processus de moralisation de la vie publique entamée par le Président de la République Laurent Gbagbo. Affi N’Guessan et Blé Goudé qui, hier ont tiré à boulets rouges sur le Premier ministre et ont appelé à son départ, alors qu’il est encore à son poste, doivent se souvenir que le Président-candidat n’est pas l’homme d’un seul clan. Cela est perceptible dans les ralliements venant de toute part pour soutenir sa candidature. En son temps, les sorties de Blé Goudé et d’Affi N’Guessan avaient permis à Guillaume Soro de crier haut et fort qu’il a affaire au Président de la République et non à Blé Goudé ni à Affi. Le même ministre Désiré Tagro aujourd’hui soutenu par des proches du Chef de l’Etat avait bien perdu au détriment de Guillaume Soro, la bataille engagée à l’époque par lui pour le fétichisme des dates. A cette époque, le Chef de l’Etat sans jamais désavouer le ministre de l’Intérieur, avait donné raison à Guillaume Soro en signant des Accords complémentaires

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Par Charles Kouassi et Dosso Villard

Thu, 15 Jul 2010 03:45:00 +0200

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