Présidentielle 2010 / Après la proposition de la CEI : Le gouvernement entérine la date du 31 octobre

Photo : DR
La date de la première phase de l’élection présidentielle se tiendra le 31 octobre 2010. C’est ce qui ressort du Conseil des ministres, tenu hier jeudi à Yamoussoukro. Selon le premier ministre Guillaume Soro, qui s’est confié à la presse à la fin de la rencontre, c’est sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI), que le Conseil a arrêté la date du 31 octobre 2010 comme étant la date de la convocation du collège électoral. « Le gouvernement continue d’être engagé à faire en sorte d’emmener les Ivoiriens à des élections apaisées pour que nous puissions sortir de la crise qui n’a que trop duré», a-t-il déclaré. Avant de se réjouir de la fixation de cette date qui, a-t-il dit, est le fruit d’un travail de longue haleine. « Depuis quelques mois, nous avons travaillé sans relâche pour faire en sorte que nous ayons une liste électorale provisoire qui a été remise le 12 juillet à la CEI. Nous avons aussi achevé l’opération de vérification depuis le 2 août et aujourd’hui, notant toutes ces avancées, le gouvernement a été en mesure de délibérer et d’arrêter cette date », a expliqué Guillaume Soro. A ceux qui auraient quelques doutes sur le respect effectif de la date du 31 octobre, celui qui se considère comme ‘’l’arbitre’’ de la présidentielle, s’est voulu rassurant : « Aujourd’hui, le gouvernement est optimiste, simplement parce que le volume des tâches réalisées, est palpable et concret. Nous avons quasiment finalisé tout ce qui concerne la liste électorale. Et vous savez que la liste électorale est comme l’épine dorsale de l’élection. Si vous n’avez pas une liste électorale définitive de qualité, vous ne pouvez pas avoir de bonnes élections », a fait savoir Guillaume Soro. Avant d’exhorter les Ivoiriens à, non seulement, rester mobilisés, mais aussi à faire preuve de sursaut national. Pour que, « dans la cohésion, la paix et la sérénité, nous puissions relever le défi de l’organisation de cette élection et montrer non seulement à la sous région, mais aussi à l’Afrique que nous pouvons organiser en toute responsabilité une élection qui réconcilie, qui renforce la paix et qui ouvre les perspectives pour notre paix », a exhorté Guillaume Soro. Fait remarquable : c’est que ce Conseil des ministres, le dernier en date du premier cinquantenaire de la Côte d’Ivoire, s’est déroulé dans une ambiance bon enfant. Etat-ce pour dire que les 50 prochaines années s’annoncent sous de bons auspices pour la Côte d’Ivoire ? L’avenir nous situera

David Yala, envoyé spécial à Yamoussoukro

Encadré (1)

La présidentielle dans 87 jours…
Reportée depuis plusieurs années, la date de la présidentielle en Côte d’Ivoire est enfin connue de tous depuis hier jeudi 5 Août 2010. Cinq ans après la date officielle en 2005, la date du 31 Octobre 2010 vient d’être retenue en Conseil des ministres extraordinaire à Yamoussoukro. Les Ivoiriens, si cette 6ème date est respectée, se rendront aux urnes dans 87 jours pour élire le cinquième président de la République de la Côte d’Ivoire indépendante depuis Houphouët, Bédié, Guéi et Gbagbo. Pour l’opposition ivoirienne, c’est la peur du Président de la République de perdre la présidentielle qui l’a emmené à faire reporter ce scrutin cinq ans après son élection en Octobre 2000. Une idée qui a de tout temps été balayée du revers de la main par le camp présidentiel qui s’appuie sur la Constitution ivoirienne pour rester au pouvoir. Avec un début d’encasernement des ex-combattants à Korhogo et à Bouaké, les ivoiriens peuvent désormais pousser un ouf de soulagement et se tourner vers le 31 Octobre 2010, date de tous les espoirs. Le premier ministre Guillaume Soro qui a en charge le processus de paix ne dira pas le contraire. ‘’Je voudrais me réjouir du fait que nous ayons pu fixer la date pour l’élection présidentielle. Nous demandons aux Ivoiriens à partir du moment où la date est fixée de se mobiliser et d’avoir le sursaut national pour faire en sorte que dans la cohésion, la paix et la sérénité, nous puissions relever le défi de l’organisation de cette élection et montrer non seulement à la sous-région, mais à l’Afrique que nous pouvons organiser en toute responsabilité une élection qui réconcilie, qui renforce la paix et ouvre les meilleures perspectives de notre pays’’, conclut le premier ministre hier. Nous osons croire que dans 87 jours, les Ivoiriens seront libérés

Dosso Villard

Encadré (2)

Désiré Tagro retrouve le sourire
Le ministre de l’Intérieur, M. Désiré Tagro, s’est remis de l’épreuve de « Gôpô » à laquelle, il avait été soumis naguère. Lui qui était, on le sait, l’objet d’une enquête judiciaire dans l’«affaire de fraude massive au concours d’entrée à l’Ecole nationale de Police», semble définitivement avoir retrouvé le sourire depuis qu’il a été blanchi par la Justice. Présent au Conseil des ministres qui s’est tenu hier à Yamoussoukro, le ministre Désiré Tagro avait une mine des plus joyeuses. C’est un homme complètement ragaillardi et décomplexé qu’il nous a été donné de voir. Et ce n’est pas le ministre des Sports, Mel Eg Théodore, avec qui il a échangé quelques mots au sortir du Conseil, qui dira le contraire. Sans oublier les téléspectateurs qui l’ont aperçu aux côtés du Chef de l’Etat en sales du Conseil des ministres

D.Yala

Encadré (3)

L’Onuci fait douter déjà
L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire souhaite la détermination d’un chronogramme électoral devant aboutir à la tenue des élections. C’est ce qui ressort de la Conférence de presse hebdomadaire de l’Institution qui a eu lieu le jeudi 5 août 2010 à son quartier général sis à Sebroko. Le porte-parole de l’Onuci, Hamadoun Touré a, face à la presse, souhaité l’élaboration d’un chronogramme électoral. « L’Onuci exhorte les structures concernées et tous les acteurs impliqués dans le processus électoral et celui de la réunification d’établir un chronogramme crédible sur les tâches électorales qui restent à accomplir avant le scrutin proprement dit. L’Onuci rappelle que la phase cruciale sera celle de la production de la liste électorale définitive qui précède la confection des cartes d’identité et des cartes d’électeurs, ainsi que leur distribution sur tout le territoire ivoirien. Il y aura ensuite le transport du matériel électoral au lieu du vote suivi de la campagne électorale et l’élection proprement dite », selon Hamadoun Touré. Tout en réaffirmant la disponibilité de l’Onuci à soutenir les acteurs et les structures impliqués dans le processus électoral et de la réunification pour relever les derniers défis qui «sont de notre portée»

T.Abdoulaye

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan

Fri, 06 Aug 2010 03:26:00 +0200

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