décembre 4, 2022

Processus de sortie de crise / Désarmement, réunification et élections : Les 4 éléments qui peuvent retarder le clash Gbagbo-Soro

photo : DR
Le souci de crédibilité vis-à-vis de la communauté internationale, la tenue des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement à Abidjan ; la participation de l’équipe nationale de football au mondial en Afrique du Sud et l’organisation du cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, constituent à n’en point douter, les quatre éléments fondamentaux qui vont retarder le clash Gbagbo-Soro. Mais rien n’est moins sur, puisque lors de la CAN 2010, la trêve n’a pas été observée. Penser que l’on va attendre après le 07 Août 2010 pour que Guillaume Soro et Laurent Gbagbo s’affrontent pour la fin du film, c’est oublier qu’il y a d’autres contraintes à savoir les exigences du PPTE, les crises sociales et bien d’autres impondérables et incertitudes. Dans tous les cas, l’on attend impatiemment la fin du film-Western pour aller aux élections. Les Forces Nouvelles qui n’excluent pas un clash avec le camp présidentiel, ont ces temps-ci étoffé leur effectif avec le retour de certains anciens qui étaient en rupture de ban avec l’ex-rébellion. C’est à partir de la date du 14 Mars 2010 à la clôture du conclave qui a duré une semaine, que les Forces Nouvelles ont opté pour l’offensive sur l’application de l’Accord Politique de Ouaga qui définit bien les conditions de l’organisation du désarmement. En son Article 3, voici ce que dit l’Accord Iv de Ouagadougou sur la question du désarmement: « Afin de favoriser l’organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux Parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants; des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle. Les armes recueillies seront stockées par le Cci, sous la supervision des Forces Impartiales. Les Forces Nouvelles transmettront sans délai au facilitateur, pour le Cci, la liste des 3400 éléments proposés pour être commis à des tâches de sécurité aux fins de leur déploiement dans les meilleurs délais aux côtés de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, sous le commandement du Cci à l’issue du processus de sortie de crise, ils pourront postuler aux concours de recrutement dans la Police Nationale et dans la Gendarmerie Nationale sur la base des critères nationaux de recrutement. Leur prise en charge sera assurée par le budget de l’Etat. Les Forces Nouvelles transmettront aussi au Facilitateur, pour le Cci, la liste du quota des 600 éléments issus de l’Accord de Pretoria qui seront déployés sans délai aux côtés de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale sous le commandement du Centre de commandement intégré. A l’issue du processus de sortie de crise, ils seront intégrés dans la Police Nationale et dans la Gendarmerie Nationale. Leur prise en charge sera assurée par le budget de l’Etat ». Après avoir obtenu la candidature d’Alassane Ouattara sans se soumettre au Référendum qui exige le désarmement avant toute modification de la Constitution, les Forces Nouvelles qui gèrent la moitié Nord du Pays, qui occupent la primature et des postes dans le gouvernement, n’ont pas encore désarmé. Laurent Gbagbo, Président de la République, a pourtant averti que la fin du film Western n’était pas loin. Reste à savoir si les quatre contraintes et facteurs indiqués sauront contenir l’impatience qui gagne du terrain.

Avec le partenariat de L’Intelligent d’Abidjan / Par Dosso Villard et Ismael Dembélé

Tue, 30 Mar 2010 01:10:00 +0200

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