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    La Liberté d'Informer

    TOGO-La cour de justice de la CEDEAO juge recevable la plainte de Kpatcha Gnassingbé déposée par ses avocats – Doit-il espérer une rapide libération ?

    ByLa Dépêche d'Abidjan

    Nov 20, 2021

    L’affaire Kpatcha Gnassingbé est une énorme épine dans le pied de Faure Gnassingbé. Et il la traîne comme un boulet. Lundi, 10 décembre, journée des droits de l’homme. Date symbolique choisie par la Cour de Justice de la CEDEAO pour se prononcer sur l’affaire Kpatcha Gnassingbé, accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et condamné en 2011 à 20 ans de prison. Le dossier est des plus obscurs, l’immunité du sulfureux prévenu, somme toute un député, n’a jamais été levée.

    Mais il comporte aussi un « volet d’aveux extorqués sous la torture ». Gravissime. La Cour de justice de la CEDEAO a rejeté toutes les exceptions soulevées par les avocats de l’Etat du Togo ; elle s’est déclarée compétente et a jugé recevable la plainte des avocats de Kpatcha Gnassingbé. En attendant qu’elle se prononce sur le fond de l’affaire, le Palais de la Marina est quelque peu échaudé, car Kpatcha Gnassingbé pourrait bien être libéré.
    Ce sera l’une des conséquences probables d’une décision de la Cour de Justice de la CEDEAO dans les mois à venir. Et les avocats le disent déjà. Sur le site internet de rfi, Me Djovi Gally, un des avocats de Kpatcha Gnassingbé a déclaré : « La Cour de justice peut ordonner la libération de personnes ayant subi des tortures et qui sont encore en détention ». En attendant, il s’agit d’une première victoire politico-médiatique du bouillant Kpatcha Gnassingbé.

    Mais, la décision de la Cour de justice pourra prendre un peu de temps, le temps justement que chacune des parties envoie ses conclusions, le temps que les juges se penchent sur des pavés entiers écrits. Peut-être pas avant les législatives 2013 que l’on annonce officieusement pour février-mars prochain. Mais peut-être avant cette date fatidique, s’agissant de cas de tortures avérés, attestés par une Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dont le rapport a été trafiqué dans un premier temps, selon son ex-président Kounté, par le conseiller politique du chef de l’Etat, Charles Debbasch.

    Signe de la frilosité dans le camp du pouvoir, les Togolais ont été sevrés ce mardi matin de l’information sur RFI. Les ondes de la chaine publique française reçues en FM ont été bizarrement brouillées. La radio mondiale n’a été accessible qu’à partir de 09heures GMT, après le passage de Me Djovi Gally à l’antenne. Si le brouillage a été volontaire, il faut croire que c’était peine perdue, l’information a été mise en ligne quelques instants sur le site de RFI.

    mo5-togo

    Fri, 14 Dec 2012 22:22:00 +0100

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