février 1, 2023

Scandale au sommet de l’Etat: Un ministre vole les voitures de Gbagbo

« Quel ministre ivoirien a récemment immatriculé pour son compte personnel quatre véhicules tout-terrains ayant appartenu à l’ancien Président Laurent Gbagbo ? ». C’est l’information rendue sous forme d’interrogation dans la rubrique «La case à devinettes» de La Lettre du Continent N°639 du 12 juillet 2012. Evidemment, l’identité du ministre concerné n’est pas livrée. Cette information, répandue dans les cabinets ministériels depuis quelques jours, n’est rien d’autre qu’un acte répréhensible de haute portée. D’autant qu’il est question d’un membre du gouvernement du régime Ouattara. Et cela sonne comme un nouveau scandale après ceux auxquels ce régime a habitué les Ivoiriens. Des scandales dans lesquels sont cités des ministres : l’affaire Satarem-Greensol relative à l’attribution, sur fonds de délit d’initié, d’un marché de gestion des ordures ménagères dans laquelle la ministre Anne Oulotto et son collègue Bictogo ont été fortement soupçonnés ; le scandale Celpaid dans lequel les ministres Kandia Camara Kamissoko et Mamadou Sanogo sont cités ainsi que la récente affaire de détournement de fonds des victimes des déchets toxiques par le ministre Adama Bictogo. Par le décret n° 2012-452 du 22 mai 2012, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, qui a, sans doute, mesuré la gravité des faits, a mis fin aux fonctions de son ministre de l’Intégration africaine, M. Bictogo. Concernant Anne Oulotto, Kandia Camara et Mamadou Sanogo, Alassane Ouattara n’a pris aucune mesure. Même disciplinaire. Curieux tout ça. Pour un régime dont les membres du gouvernement avaient signé un code d’éthique, cette inaction sélective de M. Ouattara suscite des interrogations. Pourquoi uniquement Adama Bictogo et non Kandia, Oulotto et Sanogo ? Par ailleurs, toujours selon La Lettre du Continent du 12 juillet dernier, le ministre «voleur des voitures de Gbagbo» aurait confié à deux de ses collaborateurs, deux grosses cylindrées appartenant à l’ex- Commandant de Gendarmerie et aide de camp de Mme Simone Gbagbo, Anselme Séka Yapo dit Séka Séka arrêté en octobre 2011 par le régime Ouattara. Notre Voie a ouvert une enquête pour démêler l’écheveau concernant le ministre incriminé.

In Notre Voie

Mon, 16 Jul 2012 08:03:00 +0200

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