Jésus-Christ n’a pas toujours été le Dieu des chrétiens. Ce qui paraît évident aux croyants d’aujourd’hui ne l’était pas aux origines. Dans les premières communautés issues du judaïsme, la question de sa nature a provoqué des fractures profondes. Certains voyaient en lui le Messie annoncé, tandis que d’autres refusaient de le reconnaître comme Dieu.
Au IVᵉ siècle, le conflit éclate au grand jour. À Alexandrie, le prêtre Arius affirme que Jésus-Christ a été créé par Dieu. Il est supérieur aux hommes, mais il n’est pas éternel. Il n’est pas Dieu. Cette position se diffuse rapidement et rencontre un large écho. L’arianisme inquiète les évêques, farouchement attachés à une divinité de Jésus.
La querelle dépasse bientôt le cadre théologique et menace l’unité de l’Empire romain. Constantin Ier, récemment converti et soucieux de stabilité, décide d’intervenir pour unifier l’Empire.
En 325, il convoque un Concile dans la ville de Nicée, où les évêques débattent des relations entre le Père, le Fils, et de la divinité de Jésus-Christ.

C’est lors de cette rencontre, sous l’influence de l’empereur Constantin Ier, qu’il est décidé que Jésus-Christ est à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit. En somme, il est reconnu comme Dieu représenté par la Trinité.
La polémique ne s’éteint pas et traverse les siècles. En France, Jean Meslier incarne une contestation radicale.

Prêtre et philosophe des Lumières, considéré comme l’un des fondateurs de l’athéisme moderne, il ne croyait ni en Jésus-Christ ni à une vie après la mort. Curé d’Étrépigny, dans l’archidiocèse de Reims, il meurt en 1729, laissant derrière lui une véritable charge explosive contre le christianisme.
A.I.

