L’Église catholique et la morale

Bien que cela puisse surprendre, l’histoire des religions dominantes en Afrique noire est marquée par une multitude de violences. De la traite négrière à la colonisation avec les travaux forcés, en passant par l’esclavage, les religions des dominants se sont illustrées de la pire manière qui soit. Elles ont grandement contribué à la diabolisation du continent africain et de ses habitants. L’exploitation des Africains a été rendue possible par les préjugés propagés par ces religions, affirmant que les Noirs seraient condamnés à la servitude en raison de la malédiction de Cham, relatée dans la Bible. 

Occidentaux et Arabes ont asservi les Noirs et leur ont imposé leur domination au moyen de leurs civilisations véhiculées à travers leurs différentes religions. Le 8 janvier 1454, le Pape Nicolas V apportait son soutien à l’esclavage et à la traite négrière avec la promulgation de la bulle Romanus Pontifex. Assurément, l’Église a joué un rôle actif dans la déshumanisation des Noirs. Elle n’a pas toujours incarné la catholicité. Les nombreux scandales qui jalonnent son histoire depuis sa création en témoignent. Drogue, homosexualité, pédophilie, racisme, etc., rien n’y échappe. Le Vatican, siège de l’Église romaine, est souvent ébranlé par des affaires qui remettent en question la crédibilité de cette institution, apparemment peu soucieuse des valeurs morales. En effet, alors qu’elle proscrit le mariage des prêtres et leur impose la chasteté, l’Église catholique enregistre toutefois plusieurs cas de pédophilie et d’homosexualité impliquant des membres du clergé. Malgré l’interdiction du mariage des prêtres, elle bénit les unions de personnes de même sexe. De plus, elle manifeste une aversion envers les femmes, considérées comme étant issues de la côte de l’homme. Cette misogynie se reflète dans la manière dont les responsabilités sont confiées aux femmes, auxquelles on refuse le droit de dire la messe, contrairement aux hommes.

L’Église catholique, qui a donné un statut institutionnel au christianisme, ne constitue pas un exemple de moralité. Elle a été construite sur la tromperie, à l’instar des autres religions abrahamiques. De fait, les querelles qui ont eu lieu dès le début de l’Église, concernant la divinité de Jésus-Christ, le dieu des chrétiens, mettent en lumière davantage les zones d’ombre qui entourent la version de l’histoire de l’humanité racontée par la bible, le livre saint du christianisme.

K.G.I.

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