novembre 27, 2022

Cameroun : Une vingtaine de chapelles scellées à Douala

Une opération de nettoyage des églises dites « réveillées » a débuté le 26 décembre dernier dans l’arrondissement de Douala 1er. Depuis fin 2012, louanges et adoration ne se font plus entendre dans une vingtaine de lieux de culte à Ngodi, Essengue, Bonatéki, Bonabassem et Akwa-Nord. La raison de ce silence, une opération de nettoyage des églises dites « réveillées » débutée le 26 décembre dernier dans l’arrondissement de Douala 1er.
Ces chapelles, n’ayant pas présenté une autorisation leur permettant de fonctionner, ont donc été scellées par le sous-préfet de Douala 1er, Jean-Marc Ekoa Mbarga. Une autorisation qui est en fait un décret, comme le précise le chef d’unité administrative : « Seul le chef de l’Etat peut autoriser le fonctionnement d’une association religieuse ».
Le sous-préfet explique les raisons de cette opération d’assainissement : « Il faut respecter la réglementation. Parce que quand on réglemente, c’est pour éviter le désordre, un fourre-tout où des gens vont sortir de n’importe où et s’improviser pasteurs. On ne sait pas quel type d’enseignement ils transmettent aux populations ». Une action qui, bien entendu, est mal accueillie par les différents ministres de culte concernés par la mesure. Ceux-ci affirment prier pour la nation et les autorités, arguant qu’il est injuste de fermer les églises, alors que les propriétaires et autres gérants de bars ne sont pas inquiétés.
Mais Jean-Marc Ekoa Mbarga insiste : « On ne doit et on ne peut laisser personne évoluer en marge de la réglementation. Nous avons reçu des instructions de la hiérarchie d’assainir ce milieu ». Dont acte. Pour mener cette opération de fermeture des églises réveillées illégales, les autorités se sont appuyées sur une liste établie par le commissariat spécial N°1 qui, après un premier recensement, en a dénombré une cinquantaine. Les descentes devraient se poursuivre dans les prochains jours.
Et à la fin de l’initiative, un comité va siéger afin d’examiner le cas de certaines associations cultuelles qui avaient déjà déposé des dossiers à l’Administration territoriale et à la Décentralisation. Les différents concernés peuvent toujours prier.

Rita DIBA in cameroon-tribune.cm

Sun, 13 Jan 2013 12:26:00 +0100

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